Interprète féminine de l'année

Gala de L'ADISQ

Dimande soir dernier, Julie Masse n'avait rien d'autre en tête que la préoccupation d'offrir une prestation digne de sa réputation. En effet, on l'avait invitée à interpréter son plus récent succès, Prends bien garde, sur la prestigieuse scène de la salle Wilfrid-Pelletier. En aucun temps, il ne lui était venu à l'esprit qu'elle pourrait retourner chez elle avec trois Félix, dont celui d'interprète féminine de l'année. Et pourtant... Nous avons recueilli ses commentaires.


Julie, tu sembles étonnée par une telle reconnaissance...
Je ne m'y attendais pas du tout. En ce qui me concerne, le seul fait d'être en nomination me fait déjà chaud au coeur. Alors, tu imagines bien que remporter trois Félix, ça dépasse mes plus grandes espérances. Pour être bien franche, ça me faisait tout drôle de me retrouver parmi toutes ces vedettes; je ne me croyais pas à la hauteur de ces gens-là. C'est pour ça que je suis si touchée. Et puis, je suis heureuse aussi pour mon gérant, Serge Brouillette, et sa soeur Isabelle, qui ont travaillé avec tellement d'ardeur au cours de la dernière année pour me faire connaître. Et je remercie du fond du coeur les membres de ma famille, qui ont été ma principale source d'énergie depuis plusieurs années et qui n'ont jamais ménagé les encouragement et les mots gentils pour que je puisse réaliser mon rêve.

Croyais-tu que ta carrière allait connaître une ascension aussi fulgurante?
Pas du tout! Au début de ma carrière, Serge, mon gérant, m'avait expliqué que mes disques pourraient ne jamais tourner à la radio et qu'il me faudrait peut-être deux ou trois microsillons avant d'être définitivement connue du grand public. C'est pour ça que je ne me suis jamais fait d'illusions et que je n'ai jamais rien considéré comme acquis. Une chose est certaine: tout arrive à la vitesse de l'éclair depuis un an et ça me comble au plus haut point. J'ai mis tout mon coeur dans mon travail, et de voir que le public reconnaît mes efforts, c'est un feeling indescriptible.

7 jours, Vol. 2 No 50, 26 octobre '91